C'est décidé, aujourd'hui je change de vie, nous sommes lundi, ça tombe très bien, premier jour de la semaine, idéal pour un nouveau départ. Et comme cette fois, je ne compte pas échouer dans ma transmutation, la première chose à faire est d'attendre sur son pas que la porte de mon sauveur s'ouvre, j'ai nommé: mon coiffeur! Car, comment peut-on imaginer une seule seconde qu'il soit possible de changer de vie avec une tête pareille, le blond retour de vacances, ok, mais en tout cas ce ne sont pas celles de cette année et ça se voit....Donc, je vais prendre le problème à la racine et balayer tout ça!
Après 3h et demi dans le cellofrais, je sors dans la rue avec, psychologiquement dix ans et dix kilos de moins, les femmes sont simples finalement, mais je ne vais pas me laisser éblouir par ma chevelure Pam'Andersonienne et ce soir je retourne à la salle de sport, histoire d'avoir aussi les fesses malibu (onni soi). Changer de vie demande de la rigueur et de la ténacité, le but étant d'améliorer sa situation financière, de savoir être belle et sexy en toute occasion et dans la foulée, trouver l'homme de notre vie à défaut du mec idéal, c'est-à-dire beau, intelligent, d'une condition physique exceptionnelle, riche et d'un âge en rapport au mien. Il y a du pain sur la planche, mais j'ai encore de l'espoir....En attendant, je m'ennuie un peu il faut bien le dire, le temps est maussade, les gens moroses, mes projets se résument à la planification de ce qui va constituer le menu de la semaine, folie furieuse en perspective...Ce qui m'amène à m'interroger sur le sens de la vie, de la mienne en particulier et à regretter le temps des cavernes, au moins on échappait à la corvée de l'épilation, pour le reste cela n'a guère bougé, d'ailleurs les anthropologues parlent d'évolution, pas de changement radical, on court toujours après quelquechose, on s'est juste créé le besoin de le faire en chaussures de marques. Mais la société c'est un peu comme s'il n'y avait qu'un seul train, la question n'étant pas de savoir où tu veux aller mais plutôt si tu veux être dedans, avec les autres, après il ne s'agit que de la place que tu te vois octroyée, la société n'ayant pas abandonné la classe des wagons à bestiaux, mieux vaut se maintenir un minimum et pour cela régime/métro/boulot/dodo, ce qui laisse peu de place pour une vie épanouie.
C'est clair je n'ai aucune volonté...Que voulez-vous, il fait un froid de canard et moi quand il fait froid je n'ai qu'une envie: DORMIR! Alors faire du vélo d'appartement de 20h à 21h, pas trop motivant, peut-être ce soir, parceque là vraiment, je ne me supporte plus, mes cuisses commencent à se jamboniser sérieusement et ma sédentarité laisse libre cours à l'éclatement des capillaires sanguins, faisant de ma peau un atlas routier, si je ne mets pas un frein à cette décrépitude, bientôt je ne ressemblerai à rien et adieu le beau jeune mec intelligent. Je ne comprends pas comment en si peu de temps j'ai pû dilapider mon potentiel de séduction, enfin si je vois, je ne bouge plus, ce n'est pas l'éclate au quotidien, et on est venu s'abreuver à ma source comme d'autres à la fontaine de jouvance...
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2 commentaires:
vraiment la vie c pas drôle...Certaines personnes disent que la vie ne vaut rien...d'autres disent que rien ne vaut la vie...et encore d'autres disent les deux (André Malraux)...Comme tu le dis si bien, on court tous après quelque chose, et pour la plupart on se demande pour encore combien de temps.
sanka...sanka...sanka...mais enfin!!!justement t'es jeune tu peux encore courir, je peux pas en dire autant avec ma patte folle...pour toi je dirais même arrête donc de courir, et garde plutôt à l'esprit cet adage-ci "qui m'aime me suis", c'est moins fatigant et beaucoup plus convaincant au final.
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